Publicité : Interdiction des allégations environnementales trompeuses sur les étiquettes

Les eurodéputés et les États membres ont convenu d’interdire les allégations environnementales trompeuses sur les étiquettes et publicités, tout en luttant contre l’obsolescence précoce des produits.

Protéger les consommateurs

Le Parlement européen et le Conseil européen ont adopté une législation visant à réglementer les allégations environnementales dans le but de protéger les consommateurs contre les pratiques trompeuses. Les termes tels que « Produit vert », « biodégradable », « neutre pour le climat » et « écologique » ne pourront plus être utilisés sans preuves détaillées. De plus, les allégations d’impact environnemental neutre ou positif basées uniquement sur la compensation des émissions carbone seront interdites. Pour lutter contre l’obsolescence précoce, les affirmations non étayées sur la durée de vie des produits ou leur réparabilité seront également bannies.

Bientôt un nouveau label harmonisé

Les autorités européennes ont décidé de restreindre les labels de durabilité aux systèmes de certification approuvés. Les informations sur la garantie devront également être plus visibles, car de nombreux consommateurs ignorent leurs droits en la matière. Cette initiative vise à faciliter l’achat de produits durables en indiquant clairement leur longévité. L’eurodéputée Biljana Borzan, rapporteuse du texte, a souligné que c’était la première fois qu’un texte interdisait l’obsolescence prématurée. Et offrait un recours concret aux consommateurs. David Cormand, élu Vert, s’est félicité de cette mesure qui place enfin la charge de la preuve sur les vendeurs. Envoyant ainsi un signal fort pour le marché intérieur.

La réaction d’Ursula Pachl

Les nouvelles règles européennes ont été saluées par Ursula Pachl, directrice-générale adjointe du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC). Elle a particulièrement apprécié l’interdiction des allégations de neutralité carbone, soulignant que le greenwashing était une pratique trompeuse. L’ONG CarbonMarketWatch a également soutenu ces règles, affirmant que l’ère des compensations et des crédits carbone était révolue. L’Union européenne envoie ainsi un signal fort, affirmant que les entreprises doivent réellement agir pour réduire leur impact environnemental.

Une première étape contre l’écoblanchiment

Le projet de législation contre l’écoblanchiment a franchi une première étape importante. Après avoir reçu l’approbation des eurodéputés et des Vingt-Sept. Il devra encore être transposé dans le droit des États, ce qui prendra deux ans. Ce projet est suivi d’un autre, plus ambitieux, qui vise à interdire toutes les affirmations non étayées par des bases factuelles et scientifiques. Des sanctions « dissuasives » seront mises en place en cas de non-respect de cette législation.

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