Les réseaux sociaux : un double tranchant pour la santé

Selon une enquête menée par la Fondation Descartes en partenariat avec l’Académie nationale de médecine, il semblerait que chercher des informations de santé sur les réseaux sociaux plutôt que de consulter un médecin ou un média généraliste puisse avoir des conséquences néfastes. En effet, cette étude révèle que non seulement cela conduit à un faible niveau de connaissances médicales, mais cela peut également entraîner un refus ou un abandon des soins. Pour évaluer le niveau de connaissances médicales des participants, les enquêteurs leur ont soumis différentes affirmations, certaines conformes à la connaissance médicale actuelle et d’autres non conformes, circulant sur les réseaux sociaux. Il est donc primordial de se tourner vers des sources fiables et vérifiées pour obtenir des informations médicales précises et éviter ainsi de prendre des décisions préjudiciables pour sa santé.

Selon Laurent Cordonier, sociologue et directeur de la recherche de la Fondation Descartes, les personnes qui s’informent principalement sur les réseaux sociaux, YouTube ou des groupes de messagerie comme WhatsApp ont un niveau de connaissances médicales plus faible que les autres. Les chercheurs ont également observé que ceux qui sont sensibles aux croyances complotistes ou qui s’intéressent aux thérapies alternatives ont également une moins bonne connaissance médicale. Cette étude souligne l’importance de vérifier les sources d’information et de promouvoir une éducation médicale solide.

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