Binance sous le feu des critiques pour son marketing agressif

La récente polémique entourant Binance ne cesse de prendre de l’ampleur, l’accusant de pratiquer un marketing agressif sous couvert de parcours de formation.

Une enquête du Financial Times a révélé que l’exchange s’était associé à Pôle Emploi pour proposer des formations aux demandeurs d’emploi issus des quartiers populaires. Cette pratique douteuse aurait pour objectif de recruter de nouveaux clients. Alors que le PDG historique de Binance, Changpeng « CZ » Zhao, a récemment démissionné, l’implication de Binance dans les parcours de formation des demandeurs d’emploi français soulève des questions. À première vue, l’intention semble louable : former les jeunes aux métiers du web 3 et à l’utilisation de la blockchain, des compétences qui s’inscrivent dans la politique de la « start-up nation » voulue par Emmanuel Macron. L’objectif annoncé est de former 10 000 étudiants à ces nouveaux métiers grâce au programme Binance Scholar. Pour cela, Pôle Emploi a fait appel à Simplon, un prestataire spécialisé dans la formation professionnelle, qui a choisi de collaborer avec Binance Charity, le programme éducatif de l’exchange crypto.

Binance exploite la vulnérabilité des jeunes

L’offre de formation de Binance soulève des questions quant à ses véritables intentions. En plus de développer des compétences, la société offre une multitude de cadeaux promotionnels,
ce qui rend la démarche ambiguë. De plus, en ciblant un public défavorisé, Binance exploite potentiellement la vulnérabilité de ces jeunes face à la spéculation des cryptomonnaies.
Les participants, originaires de Bondy, Aulnay-sous-Bois et Montreuil, espèrent trouver un emploi dans le domaine du développement ou de l’ingénierie. Cependant, ils ont également été
séduits par les promesses de gains substantiels en tant que développeur blockchain junior, allant jusqu’à 100 000 $ par an.

Qui est Binance :

Depuis son arrivée en France en 2021, Binance connaît une croissance fulgurante, soutenue par le gouvernement et l’État. Cependant, les actions de l’entreprise semblent s’éloigner de
la philosophie originelle du bitcoin et des cryptomonnaies. Des pratiques marketing douteuses, notamment l’utilisation d’ateliers de formation pour promouvoir la marque, suscitent une
nouvelle polémique.

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